TABOU N° 1 : Le Carburant

Pour l’instant, il y a en Guyane deux moyens d’aborder la question douloureuse de la « vie chère » :

Verser abondamment des larmes de crocodile et lancer sur le « système » des incantations gutturales sans jamais oser s’attaquer aux causes et aux dossiers.
Ces attitudes sont, en fait, ultraconservatrices puisqu’on attend les subventions et les dérogations….

En revanche, prendre l’initiative d’études, souvent très techniques et révélatrices de vices fondamentaux de notre économie, pesant chaque jour sur le porte-monnaie des familles, cette voie est, bien sûr, celle qu’a choisie la liste Construisons la Guyane. Elle y est bien seule….Mais plus que jamais DÉTERMINÉE !

Parmi ces nombreux « Tabous », le plus  choquant  est celui des carburants.

Joëlle Prévot-Madère en a fait son premier Combat, accompagné d’une mobilisation populaire sans précédents.
Nous disposons désormais de  véritables données chiffrées qui sont particulièrement frappantes.

1-Les  «  écarts de prix » SARA. (Carburant aux normes européennes)

En tous points du monde existe un « Prix Parité Importation» (PPI)  qui est le meilleur prix possible, sortant de raffineries compétitives, majoré des « coûts d’approche », en vue d’une livraison compatible avec les structures locales. Il s’agit dans notre cas de transports pétroliers livrant à Degrad-des-Cannes.
La méthode est donc de calculer ce PPI, sur 3 ans, puis de le comparer aux prix SARA de la même période.
Les écarts mesurent l’improductivité du circuit  SARA, tel qu’il est imposé actuellement à la Guyane, et donc la « rente » non justifiable  prélevée sur les entreprises et les ménages  du pays.

L’Hypothèse retenue est plus que raisonnable puisqu’elle repose sur des Coûts de Sortie des Raffineries Européennes puis, sur le  coûteux  transport  transatlantique en Guyane par navires de petite taille (10 000t, Type « STENA ») permettant la livraison directe à Degrad-des-Cannes.

Malgré la lourdeur de cette solution – qui n’est sans doute pas la meilleure- on relève sur 3 ans, tant sur l’Euro super que sur le gazole :
+ Que l’écart  permanent est de l’ordre de 20cts€/litre ;
+ Que même sous le régime d’aide actuel, les prix imports en direct resteraient plus avantageux ;
+ Que l’aide ne compense donc que partiellement l’écart de prix imposé à la Guyane ;
+ Qu’elle représente donc un minimum qui ne saurait être remis en question  (Pont  du Larivot  ou pas).

Ce sont ainsi des dizaines de Millions d’euros qui sont ainsi prélevés arbitrairement  chaque année sur le pays.

2-Le raisons apparentes

+ La  première semble être la petite taille et l’improductivité de la SARA (0,8 Mt ; coûts de passage de 56€/t contre par exemple  20€/t  à La Réunion, île pourtant très comparable).
+ Il est évident qu’une grande partie des carburants livrés par la SARA n’est pas, en réalité, raffinée par elle, mais importée finie (fortement déficitaire  en ce produit elle doit, elle-même, en importer de grosses quantités de … Russie).
+ S’y ajoute le coût d’approche élevé (navire 7000t à 4,75§/t/100miles sur le trajet Martinique Guyane). Contre navire 10 000t à 2,5§/t/100 miles sur le trajet  Europe Guyane et 0,53§/t : 100 miles sur le trajet  comparable  Europe Martinique  pour un pétrolier de 37 000t l’unité habituelle de transport.
+ Mais la raison la  plus  certaine est que personne, apparemment, n’a jamais osé ou voulu, remettre en cause la sacro-sainte « formule » imposée par la SARA !

Et bien c’est fait maintenant !

3-Les Perspectives

Ce dossier sera, bien sûr, prioritaire si nous parvenons à la Région. Vous avez noté que la liste Construisons la Guyane  est, pour sa part, libre de tout intérêt  pétrolier.

Le marché régional ne manque pas d’opportunités : 7 Raffineries  représentant ensemble 160 fois la production SARA dans un rayon de 1500 Miles (Venezuela ; Porto-Rico) ; 5 autres, de même potentiel total, dans un rayon porté a 300 miles (USA Mexique).

La plupart seront très prochainement aptes à raffiner aux normes CEE.
Les prix négociables dépendront bien sûr des quantités, ce qui pose la question du futur marché antillais.

Il est envisageable, à terme, de « gommer » la plus grande partie de nos écarts de prix avec l’Hexagone, et de retrouver, pour l’économie et le niveau de vie de Guyane, des « marges de manœuvre » très attendues.

Ce que nous disons, nous le faisons,
Nous le ferons, et jusqu’à la Réussite.

Ce sera une victoire collective pour toute la société guyanaise !

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